[Ma Lumière]

Après des études de génie civil et de bâtiment, j’ai participé pendant 15 ans à la conception et à la réalisation de construction et de réhabilitation d’immeubles. Je suis venu à la photographie en septembre 2017, à 43 ans. Un déclenchement, pour une fraction de temps indicible, à jamais indélébile.

La photographie n’est pas une passion, ce n’est pas ce qu’elle est venue me proposer.

Elle s’est plutôt imposée comme une soudaine évidence à celui que j’étais, avec un concept inconnu, la communication sensitive.

Magnanime, Elle m’a ouvert à une perpétuelle façon de recevoir autrement, confié le moyen de restituer le meilleur de ce que j’ai à partager.

Elle m’aura d’abord conduit jusqu’ici à imaginer une passerelle, à la dessiner et avec ces premiers mots, à en livrer les fondations.

Je suis fasciné par l’œuvre humaine, j’aime particulièrement être témoin de son interaction avec l’œuvre originelle.

Dans mon regard, les lignes du génie architecte ajoutent au chaos naturel, l’œuvre des bâtisseurs défient les lois de la gravité et du temps, il y a les fruits de notre puissance créative mais aussi leur éphémère condition.

Dans mon regard, des cités sur-matérialisées qui dans un mouvement continu, vivent, se transforment, s’adaptent, réparent ou détruisent, abandonnent …

Il y a les campagnes – le mémorial – où le durable et l’obsolescence cohabitent à vitesse lente, dans le cycle naturel.

Il y a enfin les hauts et bas-reliefs, cadre et berceau, qui battent au rythme de notre mère à tous.

Mer et montagne, cités et campagnes,     Et puis soudain, au centre de ma sphère, j’ai vu l’enfant…

J’ai alors compris qu’il ne s’agissait pas de répondre à cet incessant : pourquoi, mais à l’évidence  pour QUI ?

Acteur et témoin de mon Temps, Je photographie pour les enfants du monde contemporain, qui, dans l’image et au travers d’elle, partageront ma vision de l’esthétisme, du graphisme, de la poésie.

A vous qui entrez, cet espace est le nôtre.

M. – enfant du monde […Entrez]